Longtemps, je n’ai juré que par les livres papier : j’aime leur poids dans les mains, leur odeur, glisser des marques-page de toute sorte à l’intérieur, les voir ranger près de moi, pouvoir les prêter, etc.

Et puis l’idée de tester un format différent, attirer surtout par la possibilité de transporter plusieurs ouvrages – les vacances d’été approchant – je me suis offert une liseuse. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne regrette pas du tout ce choix !

J’entends beaucoup d’avis divergents sur la question, je souhaitais donc apporter mon point de vue, n’ayant juré que par le papier pendant des années. Avant de poser quelques avantages et inconvénients à cette pratique de lecture, il est primordial selon moi de dédramatiser la liseuse : non, cela ne m’empêche pas de continuer à acheter du papier 🙂 C’est souvent la première chose que j’entends lorsque je discute du format liseuse. Eh bien c’est toujours possible, rassurez-vous 🙂 D’ailleurs c’est bien pratique de conserver certains livres sous format numérique, ceux qu’on est sûr de lire qu’une fois comme les polar par exemple. Je continue d’acheter des BD, des livres de graphisme ou des livres dont j’apprécie particulièrement les auteurs.

Le principal avantage de la liseuse selon moi, c’est de pouvoir transporter beaucoup de titres avec soi. J’ai ainsi pu lire une douzaine d’ouvrages cet été, chose impensable si j’avais du porter leur version papier. Surtout que l’autonomie de la batterie est vraiment très longue : idéal pour les voyage avec un accès limité à l’électricité. Très pratique aussi pour la lecture dans les transports en commun, la liseuse se glisse facilement dans le sac à main. J’ai augmenté la durée de mes lectures quotidiennes en lisant dans le métro. Avec un trajet de près d’1h30 par jour, j’ai l’impression de moins perdre mon temps…tout en ne partant pas trop chargée 🙂

Le deuxième grand avantage selon moi, c’est de pouvoir lire le soir dans son lit…sans gêner Mr à côté par la lumière. L’écran rétro-éclairé est très confortable à la lecture que ce soit le noir complet ou sur la plage sous le soleil.

Un autre avantage : pouvoir profiter de certaines lectures classiques tombées dans le domaine public à moindre coût (moins d’1 euro) voire bien souvent gratuitement. J’ai ainsi (re)découvert de nombreux classiques comme Anna Karénine, Crime et Châtiment ou encore récemment la biographie de Marie-Antoinette écrite par Stephan Zweig que je suis en train de dévorer !

Lors de lecture en langue étrangère, il suffit de rester appuyer sur un mot pour obtenir sa traduction ou sa définition. Très pratique d’autant plus que cela fonctionne sans accès au Wifi. Il est aussi possible de surligner des mots ou des phrases ou de « marquer » une page pour la retrouver.

Le gain de place est aussi un super point surtout quand on habite dans un petit studio parisien ! J’ai récemment refait du tri dans mes livres papier et j’ai constaté que beaucoup n’avait plus leur place sur mon étagère parce que je suis quasi certaine de ne pas les relire. Autant donc les avoir sous format numérique.

Les points qui m’ont le plus déçu ; sans conteste le fait de ne pas pouvoir « prêter » mes livres. A moins de prêter la liseuse en elle-même… en effet les échanges électroniques sont très compliqués, dû sûrement à la peur du secteur de voir les livres subir le même sort d’échange gratuit que la musique au format numérique.

Je suis aussi déçue du prix des ouvrages pas vraiment moins chers que leur version papier, surtout pour les nouveautés qui affichent à quelques euros près le même prix que la version papier. Il faut dire aussi que parfois certains ouvrages ne sont pas disponibles – même si je pense que ce n’est qu’une question de temps et qu’à terme la bibliothèque numérique sera aussi complète que celle papier. Enfin, je trouve que l’interface ne fait pas trop rêver et surtout le temps de chargement est plutôt long pour un support numérique récent.